Laboratoire Cognition, Langues, Langage, Ergonomie (CLLE)
UMR 5263


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Thèse Guisi Todaro

12 mai 2017 à 14 h
Università Roma TRE, aula Elio Matassi

Titre : Nomi (e aggettivi) che diventano verbi tramite prefissazione: quel che resta della parasintesi
'Des noms (et des adjectifs) qui deviennent des verbes par préfixation : ce qu'il reste de la parasynthèse'

Co-encadrant : Fabio Montermini - DR2 CNRS / Université Toulouse 2 – Jean Jaurès
Co-encadrant : Anna Pompei - PR Università Roma Tre

Jury de thèse
- Fabio Montermini - DR2 CNRS / Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès (encadrant)
- Anna Pompei - PR Università Roma Tre (encadrant)
- Fabio Del Prete - CR1 CNRS / Université de Toulouse 2 – Jean Jaurès
- Maria Grossmann - PR Università dell’Aquila
- Luca Lorenzetti - PR Università della Tuscia
- Florence Villoing - PR Université Paris Ouest Nanterre
- Pavel Štichauer - PR Université Charles de Prague


Résumé

Menée dans le cadre de la Construction Morphology, ma thèse propose une analyse des verbes parasynthétiques de l’italien. La définition de parasynthèse courante en littérature correspond à ‘double affixation simultanée sur une base de dérivation’ ([préf+[X]N/A+suff]V, cf. par exemple IMBARCARE ’embarquer’). Cette particularité est motivée par l’impossibilité d’attester ‘l‘étape intermédiaire’ de dérivation entre la base et le verbe construit (cf. BARCA, *IMBARCA, *BARCARE). Cette définition relève d’une analyse morphemique, incrémentale et concatenative et présuppose que les procédés dérivationnels sont conçus comme des règles orientées. Dans mon analyse, au contraire, sont définis parasynthétiques tous les verbes construits par préfixation. Cette définition s’appuie uniquement sur le paramètre d’appartenance au schéma [préf+[X]N/A]V (le suffixe étant de nature flexionnelle). Selon mon point de vue, la non-attestation d’une forme est un paramètre qui est non seulement insuffisamment fiable d’un point de vue empirique, mais aussi négligeable du point de vue d’une théorie basée sur l’idée de procédés non-orientés. La base de données utilisée contient 1674 lexèmes tirés de façon automatique du corpus ItWaC. Les variables structurelles des verbes correspondent (i) au préfixe employé (a-, in-, s-, de- ou dis-), (ii) à la classe flexionnelle (-are ou -ire) et (iii) à la catégorie de la base (N ou A). Chaque lexème, définit comme construction, est l’association d’une forme (le résultat de la combinaison des variables) et d’une valeur sémantique holistique. Les valeurs sémantiques suivantes ont été identifiées : (i) changement d’état, (ii) changement de relation locative et (iii) valeur intensive/itérative. Pour les deux premières valeurs il a été proposé une analyse unifiée dans une même composante sémantique qui exprime un changement (formalisé au moyen du prédicat BECOME), alors que la classe des verbes qui expriment la valeur (iii) est exclue de cette généralisation.



 

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