Laboratoire Cognition, Langues, Langage, Ergonomie (CLLE)
UMR 5263


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Thèse Karine Peres Bonnemaison

14 juin 2018 à 14h, salle D29 (MDR)

Titre  :   Anaphore et référence en production écrite : étude des textes narratifs d’élèves de 9 à 11 ans,
du CE2 au CM2.


Jury de thèse
Michel Charolles, Université de Paris 3 Sorbonne Nouvelle
 
Marie-Laure Elalouf, Université de Cergy Pontoise
Marie-Noëlle Roubaud, Université d’Aix-Marseille
Directrice de thèse : Claudine Garcia-Debanc, Université Toulouse Jean Jaurès
Co-Directrice de thèse : Josette Rebeyrolle, Université Toulouse Jean Jaurès

Résumé 

Notre travail de thèse propose d’observer et décrire l’acquisition des marques de la référence en production écrite chez les élèves de 9 à 11 ans (du CE2 au CM2) dans les textes narratifs. Cette étude permet de dresser une cartographie des compétences des élèves en matière de continuité référentielle en fonction de leur niveau de classe.

Beaucoup de travaux en linguistique se sont intéressés à la question de la référence du point de vue de l’analyse et de la réception, mais très peu à la production. En outre, en didactique du français langue maternelle, les études qui analysent l’expression référentielle chez les enfants ne le font pas dans une perspective de progressivité (sur plusieurs niveaux de classe). D’autre part, les études psycholinguistiques qui s’intéressent à la référence d’un point de vue développemental sont plus nombreuses pour l’oral que pour l’écrit et concernent généralement les enfants les plus jeunes (entre 0 et 3 ans). Dans notre travail de thèse, nous considérons la mise en place des compétences rédactionnelles des élèves en étudiant les procédés auxquels ils ont recourt pour introduire et maintenir les référents dans un texte narratif. Nous nous demandons notamment si les élèves de 9 à 11 ans privilégient des relations anaphoriques (Reichler-Béguelin, 1988) ou s’ils construisent des chaînes de références (Schnedecker, 1997), et si leur âge et la nature des référents influent sur le type de résolution choisie.

 À cette fin, nous proposons à 210 élèves du CE2 au CM2 une tâche-problème (Garcia-Debanc & Bonnemaison, 2014) contenant plusieurs expressions référentielles exigeant l’introduction de référents de diverses natures (humain/non humain, évènement, indication spatio-temporelle). L’analyse des stratégies développées par les élèves pour introduire et maintenir les référents dans un discours montre que le niveau de classe et la nature des référents ont une influence sur le nombre et la nature des expressions coréférentielles utilisées. 



 

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