La production discursive du participant jeune au vieillissement pathologique : de la psycholinguistique à la neuropsychologie du langage

Publié le 24 septembre 2021 Mis à jour le 24 septembre 2021
le 15 octobre 2021
14 h
Salle E412 MDR2

Aurélie Pistono - Post-doctoral researcher Department of Experimental Psychology - Ghent University (Belgium)

Résumé : Le discours fournit des informations sur le fonctionnement langagier en usage, via des phénomènes propres à cette situation (p.ex. phénomènes de disfluences). De plus, il nous offre une fenêtre d’observation sur le fonctionnement cognitif de manière générale, dans la mesure où d’autres processus sont requis pour la réussite de cette tâche. Il constitue donc un enjeu de recherche majeur, tant d’un point de psycholinguistique que clinique. Dans ce séminaire, je présenterai mes travaux antérieurs ainsi que mes projets de recherche à travers trois axes de recherche : (i) comment surviennent les phénomènes de disfluences ? ; (ii) quels sont les effets du vieillissement typique et pathologique sur le discours ? ; (iii) quels sont les effets du vieillissement typique et pathologique sur les réseaux neuraux sous-tendant cette activité ? 


Bio : Mes recherches portent sur la production discursive, chez des populations typiques et pathologiques. Elles visent à : mieux caractériser les phénomènes de disfluence ; comprendre le rôle des autres fonctions cognitives dans la production discursive ainsi que les substrats neuraux de cette activité. Suite à un double cursus en sciences du langage et psychologie, j'ai obtenu une bourse me permettant de poursuivre un doctorat au sein du laboratoire ToNIC et de l’URI Octogone-Lordat, à Toulouse. J'ai donc continué mes recherches débutées en master sur la production discursive dans le vieillissement typique et la maladie d'Alzheimer. Suite à ma thèse, j'ai mené un projet en IRMf (URI Octogone-Lordat) sur les bases neurales de la production verbale dans une perspective vie-entière. J'ai ensuite décidé d'approfondir mes connaissances en psycholinguistique et ai obtenu une bourse Marie Skłodowska Curie (avec Prof. Rob Hartsuiker, Université de Gand). Dans ce projet, j’ai combiné des techniques de machine learning et d’oculométrie afin de mieux comprendre d'où proviennent les disfluences. Je poursuis maintenant ces recherches grâce à une bourse postdoctorale de l’université de Gand (Bijzonder OnderzoeksFonds) au cours de laquelle je me focaliserai sur les manques du mot liés au vieillissement typique et pathologique.